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Entretien avec Géraldine Boué

doctorante MAN-IMAL

 

Après deux années de classes préparatoires aux grandes écoles, Géraldine Boué est entrée à l'École d’ingénieur Oniris. En octobre 2014, fraichement diplômée, elle a démarré sa thèse au laboratoire Secalim, au sein de l’École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l'Alimentation, Nantes-Atlantique, Oniris.

« Passionnée par l’alimentation, j’ai orienté mon parcours professionnel vers l’agroalimentaire et j’ai trouvé ma voie en sécurité sanitaire et nutritionnelle des aliments. Désireuse d’en apprendre plus à ce sujet et de développer une expertise dans ce domaine, j’ai poursuivi ma formation en thèse. »

Sa formation d’ingénieur et son expérience professionnelle d’apprentie lui ont donné de solides bases pour appréhender les problématiques de santé publique liées à l’alimentation.

Durant son apprentissage au sein de la société Les Œufs Geslin, elle a travaillé sur l’ensemble de la chaîne de production alimentaire dans le cadre de ses missions de R&D et de Qualité. Elle a mis en œuvre ses compétences d’ingénieur lors de son projet de fin d’études sur l'allongement de la durée limite de conservation des ovoproduits pasteurisés. Enfin elle a finalisé cette formation par une orientation en statistiques appliquées.

Ces expériences enrichissantes ont éveillé sa curiosité scientifique et l’ont poussée à intégrer le monde de la recherche.Manimal Geraldine Boue

« Ma thèse vise à développer une méthodologie d’évaluation des risques et bénéfices de santé liés à l’alimentation. Il s’agit de construire une approche globale et intégrée permettant de comparer les effets de santé associés aux composantes chimiques, microbiologiques et nutritionnelles de l’alimentation. Cette méthodologie sera ensuite appliquée à l’évaluation des risques et bénéfices de santé liés à la consommation de lait (formules infantiles et lait maternel) par les enfants de 0 à 6 mois. Pour ma thèse, je bénéficie de l’expertise locale du Laberca et de Secalim. »

Le sujet de sa thèse s’inscrit dans les problématiques de Man-imal. En effet, la transdisciplinarité de son projet, touchant à la fois à la santé humaine et à l’alimentation s'insère dans les grands axes du programme IDEFI. Géraldine a suivi quelques interventions dans le Master Man-imal « Ingénierie et management de la sécurité sanitaire et nutritionnelle » pour approfondir ses connaissances. Une expérience qu’elle a jugée très positive.

« L’un des points forts du programme de formations Man-imal est selon moi l’importance des problématiques abordées liées à la santé humaine, la santé animale et l’alimentation. Ces trois thématiques sont interconnectées, mais trop souvent abordées de façon individuelle. L’approche transdisciplinaire de Man-imal permet d’appréhender le triptyque "animal-homme-alimentation" de façon globale et intégrée pour répondre à des enjeux actuels et d'avenir. »

« En plus, les intervenants du programme Man-imal ne sont pas « n’importe qui », ajoute-t-elle en souriant. Les cours sont d’une qualité excellente. »

Après sa thèse la jeune femme envisage une carrière dans l’enseignement supérieur et la recherche autour des problématiques de santé publique liées à l’alimentation : sujet qui lui tient à cœur.

Son petit mot pour les étudiants :

« Si vous aussi ces thématiques vous passionnent, le cursus MAN-IMAL vous offre une formation innovante, de qualité et inscrite dans les questionnements majeurs actuels. »

Pour en savoir plus sur la thèse de Géraldine Boué, un premier article a été publié dans le « European Journal of Nutrition and Food Safety ».